Daniel Maystre, prix de l’Union Radio-Scientifique Internationale

vendredi 16 avril 2010

Cette médaille récompense entre autres sa contribution au développement de l’Optique Electromagnétique qui est devenue une discipline à part entière de l’Electromagnétisme, désormais présente dans tous les grands laboratoires d’optique.

D. Maystre soutient en 1974 une thèse d’Etat sur la théorie des réseaux de diffraction, qui est traduite en anglais par la NASA l’année suivante. Il dirige de 1988 à 2000 le Laboratoire d’Optique Electromagnétique de l’Université d’Aix-Marseille III.

Dans un premier temps, D. Maystre s’est quasi-exclusivement consacré à l’étude théorique et numérique des réseaux de diffraction. La découverte d’une équation intégrale originale lui a permis d’élaborer le premier code numérique capable de calculer précisément les propriétés des réseaux dans le visible, l’infrarouge et l’ultraviolet. Perfectionné au cours du temps, ce code est utilisé aujourd’hui par une vingtaine de centres industriels et de laboratoires universitaires dans le monde. Il a permis au début des années 70 d’explorer les propriétés des premiers réseaux holographiques et d’optimiser les propriétés des premiers réseaux embarqués sur satellite dans le cadre de la naissante Optique spatiale.

Daniel Maystre a développé la première théorie phénoménologique quantitative des "anomalies de Wood" des réseaux de diffraction, basée sur les propriétés des plasmons de surface. Il a ainsi découvert puis vérifié expérimentalement le phénomène d’absorption totale d’une onde incidente par un réseau métallique. Le groupe de D. Maystre a par la suite modélisé les cristaux photoniques et les fibres optiques à cristaux photoniques. Il a été parmi les premiers à introduire la diffraction inverse dans le domaine de l’optique et de l’électromagnétisme et à élaborer une théorie rigoureuse de la diffraction par des surfaces rugueuses aléatoires.

Enfin, plus récemment, D. Maystre s’est intéressé aux métamatériaux. Il a pu démontrer mathématiquement qu’un matériau main gauche homogène de perméabilité et permittivité simultanément négatives ne pouvait exister mais que néanmoins, la notion de « superlentille » n’était pas une vue de l’esprit.

D. Maystre est aujourd’hui, au sein de l’Institut Fresnel, Directeur de Recherche en classe exceptionnelle au CNRS.


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